Les Chambres de commerce de l’Abitibi demeurent amères concernant des propos tenus par le ministre de l’Économie, Jacques Daoust, concernant le rôle de l’État dans l’aide aux entreprises en difficulté.

Rappelons qu’en entrevue avec La Presse Canadienne, le ministre a partagé sa vision du rôle de l’État pour l’aide aux entreprises en difficulté, en mentionnant que l’on doit laisser agir les forces du marché et que l’État n’a pas à sauver à tout prix des entreprises qui ne sont pas viables et qu’une faillite est parfois inévitable. « Ça fait surtout mal à l’ego en région, parce que quand vous êtes le roi du village, et que vous devez faire faillite, c’est difficile », a affirmé le ministre Daoust.

« Même s’il s’est excusé, nous trouvons inquiétant que le ministre Daoust ait osé tenir ces propos, car ils dénotent ce qu’il pense réellement des entrepreneurs des régions. Il s’agissait de termes carrément péjoratifs et dédaigneux envers nous, c’était honteux d’entendre ça de la part d’un ministre qui joue un rôle aussi important dans le développement de l’économie québécoise. Il a exprimé non seulement une vision réductrice du rôle de l’État, mais aussi une mentalité condescendante et méprisante envers de nombreuses entreprises régionales  », note le président de la Chambre de commerce de Val-d’Or, Marcel H. Jolicoeur.

« Le ministre ne semble pas comprendre l’importance des régions dans l’économie du Québec, renchérit le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger. Les études prouvent que durant la dernière décennie, les régions ont largement contribué à l’enrichissement du Québec, notamment avec une hausse de la productivité. »

Les Chambres de commerce considèrent également, qu’il le pense ou non, que le raisonnement du ministre ne tenait pas la route. « Il est aberrant, et tout à fait simpliste, d’assumer que les entreprises en redressement sont soit mal gérées ou dans un secteur d’activité perdant. Combien de fleurons québécois, comme Bombardier, ont un jour été considérés dans un secteur d’activité « marginal » et ont eu besoin d’aide gouvernementale? Plutôt que se rallier « à la force des marchés » un ministre de l’Économie devrait agir comme un leader et soutenir l’innovation, l’audace et le développement de nouveaux créneaux d’expertise », affirme M Jolicoeur.

« Espérons, conclut M. Loranger, que le ministre saura étoffer ses critères pour évaluer le moment où l’État devra intervenir auprès des entreprises et surtout, poser des gestes concrets pour qu’il démontre sa confiance envers les entrepreneurs régionaux. On le répète souvent, mais on ne peut pas comparer de la même façon la réalité de Montréal et de Québec à celle des régions, et c’est pourquoi nous réitérons notre invitation pour qu’il vienne rencontrer les gens d’affaires de l’Abitibi-Témiscamingue. Il va découvrir des gens fiers et riches d’un savoir-faire bénéfique pour tout le Québec. »

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Info et entrevues

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Président
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Roger Langlois
Président
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Normand Gauthier
Président
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