Les chambres de commerce de l’Abitibi sont préoccupées par l’éventuelle perte de pouvoir local et régional que pourrait entraîner l’adoption du projet de loi 40 visant la modification de l’organisation et de la gouvernance scolaire. Parmi les principaux changements du projet de loi 40, les chambres de commerce s’inquiètent particulièrement des nouveaux pouvoirs que s’accorde le ministre.

« La centralisation des décisions entraine d’importantes répercussions sur le développement socioéconomique d’une région comme la nôtre, notamment en termes de lourdeur administrative, de désengagement et d’iniquité. Que le gouvernement souhaite revoir la structure actuelle dans une démarche d’efficience est légitime, mais nous demandons à conserver notre pouvoir décisionnel et notre autonomie locale » affirme Stéphan Ferron, président sortant de la Chambre de commerce de Val-d’Or.

« Sur de nombreux dossiers, le milieu scolaire, les municipalités, les organismes et les gens d’affaires travaillent en synergie et dans une dynamique de proximité. Pour le bien-être des élèves et de l’ensemble de la population témiscabitibienne, nous devons nous mettre à l’abri de l’ingérence du gouvernement dans l’administration, l’organisation ou le fonctionnement de ces « centres de services ». Par ailleurs, les Commissions scolaires gagneraient à revisiter le modèle d’affaires afin d’inclure une présence des intervenants socioéconomiques pour assurer une meilleure adéquation de la formation professionnelle avec le marché du travail » déclare Jean-Claude Loranger, président de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda.   

« Le développement d’une région est aussi le fruit des collaborations entre des individus ayant les capacités de faire des choix. Pour leurs organisations, en premier lieu, ça va de soi, mais aussi pour le bien du territoire qu’ils habitent. À l’heure où la gestion des organisations demande de plus en plus d’agilité, le changement proposé semble être à contre-courant et au détriment du développement territorial. Ne répétons pas le modèle du système de santé! Les élèves et les enseignants doivent être au centre du changement. Mais pensons aussi aux régions. », de dire Claude Balleux, président de la Chambre de commerce et Industries du Centre-Abitibi.

Source
Émilie Dumas
Agente de communication
Chambre de commerce de Val-d’Or
819 825-3703
Info et entrevues