Mot du président

L’industrie minière, un loup qu’on devrait abattre ou une vache qu’on devrait traire sans arrêt?

En période préélectorale, il est tentant de faire des annonces d’investissements dans les sites miniers abandonnés pour plaire à l’électorat. L’effet pervers de ces annonces c’est que la plupart du temps, les investissements ne sont pas réalisés. Ils ne font qu’alimenter la grogne des opposants à l’industrie minière et ternir l’image d’une industrie qui n’est plus celle de l’époque de la ruée vers l’or.

 

Les sites miniers abandonnés 

Dernièrement, les médias ont relayé des informations touchant les sites miniers abandonnés au regard des coûts exorbitants qui y sont associés. Des intervenants exhortent le gouvernement de faire payer les minières en opération pour les sites abandonnés par des minières disparues il y plus de 50 ans, ce qui n’a jamais été exigé dans d’autres industries au Québec.  Pourtant, des élus auraient ouvert une porte suggérant la possibilité de faire payer la facture à 50%!

Chaque année le gouvernement annoncent des investissements pour restaurer les sites miniers abandonnés qui apportent ce lot de réactions dénigrantes envers l’industrie minière.  La Chambre a demandé au Service Mines du ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles des informations relatives aux investissements annoncés puis réalisés au cours des dernières années pour un suivi annuel des travaux de restauration et, s’il y a lieu, de réagir.

 

L’industrie minière s’empare de nos ressources, pollue et abandonne les sites, laissant le gouvernement les restaurer avec nos taxes

 

C’est la déclaration de Vincent Marissal, un journaliste ex- chroniqueur à la Presse et candidat de Québec Solidaire lors d’un récent « Tout le monde en parle » à Radio Canada. Si une telle déclaration avait été faite contre toute autre industrie au Québec, réputée bonne citoyenne corporative et créatrice de richesse dans la ville ou région où elle opère, des mains se seraient levées de toutes parts pour dénoncer ce mensonge éhonté, fait sur les ondes de la Société d’État, pour exiger une rétractation et des excuses publiques. Pour l’industrie minière ce fut comme si rien n’avait été dit, oubliant que ce talk-show attire plus de 1 million d’auditeurs chaque dimanche soir.

 

Les études environnementales des projets miniers devraient être faites par le gouvernement, mais… payées par les minières.

 

Cette demande laisse croire que les firmes professionnelles, qui font ces analyses environnementales, sont de collusion avec l’industrie minière pour faire accepter un projet qui serait néfaste pour l’environnement. Et le BAPE se laisserait ainsi jeter de la poudre aux yeux? Déjà qu’actuellement, toutes les études et les démarches font en sorte qu’un projet minier, s’il réussit à passer toutes les étapes, prend 7 ans avant d’être en activité. Il faut craindre que si le gouvernement accède à cette demande, la durée des études et les coûts vont se multiplier!

Toutes ces allégations, demandes, interventions et non-interventions font craindre que l’industrie minière fasse les frais de la campagne électorale, comme ce fut malheureusement le cas en 2012, qui ont résulté à de la méfiance de la part des investisseurs internationaux envers l’industrie minière. Faut-il le rappeler l’industrie minière a besoin de prévisibilité et de stabilité pour se développer et intéresser les financiers?

Évidemment la CCIRN est favorable à l’industrie minière mais il demeure important que tous les projets miniers respectent l’environnement et travaillent en toute transparence avec le milieu à l’instar d’Agnico Eagle, Hecla Québec, Iamgold et les autres minières en opération dans notre région.

 

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